Programme pédagogique encadré par Michka Mélo (bio-ingénieur) et Gillian Graves (designer) qui s’est déroulé sous diverses formes, workshops, journées d’études, résidences et conférences de 2014 à 2021.
Avec le soutien de l’UBO, l’atelier Z, la station de biologie marine de Concarneau, le conservatoire botanique de Brest et Océanopolis.
« La démarche biomimétique consiste à s’inspirer du vivant pour intégrer les activités humaines dans les limites écologiques.
L’ingénieure forestière américaine Janine Benyus, a démontré que s’inspirer du vivant peut faire émerger des innovations qui « créent des conditions favorables à la vie » dans des champs aussi variés que l’agronomie, l’informatique, ou encore l’économie et les matériaux.
Après une analyse approfondie de problématique d’usage en contexte, le designer identifie une série de questions « à poser au vivant » : comment le vivant fait-il pour… ?
Vient ensuite l’exploration du vivant pour trouver des réponses à ces questions, et imaginer des réponses à la problématique.
Ces réponses sont ensuite sélectionnées et affinées au regard des contraintes d’usage, de faisabilité technique, et de soutenabilité écologique.
Au designer de réfléchir, tout au long de la démarche, à de multiples échelles, et à multiplier les perspectives. Appréhender toute cette complexité, et d’imaginer avec finesse comment transposer ce qu’il observe dans le vivant dans le contexte dans lequel la problématique s’inscrit. Le vivant n’est pas un catalogue de solutions prêtes à l’emploi…
Au-delà de la recherche de réponses bio-inspirées à une problématique définie, la démarche biomimétique invite le designer à renforcer sa culture du vivant, un enjeu essentiel de la transition : comment s’intégrer dans les limites écologiques, et chercher la synergie avec le vivant, si on ne le connaît et ne le comprend pas ? »
Extrait d’un texte de Michka Mélo, 2021.